Marc Couture se prépare au pas de course en vue de sa « balade » de 85 km. (Le Soleil, Erick Labbé)
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Marc Couture se prépare au pas de course en vue de sa « balade » de 85 km.
Le Soleil, Erick Labbé

Carl Tardif

Il jure ne pas être tombé sur la tête ! En fait, c’est en se promenant... dans Internet qu’il a découvert cet événement fort populaire en Europe. En l’espace de 24 heures, tous les formulaires d’inscription se sont envolés. Ce policier de carrière sera l’unique Québécois au départ.

« De la course en forêt, c’est ce que je fais ici, car je n’aime pas courir sur l’asphalte. Je pars avec mon sac à dos et mes bâtons pendant trois ou quatre heures. Ça fait quelques années que je mijote le projet et je me suis offert un cadeau pour mes 43 ans », indique cet ancien membre de l’équipe du Québec de ski de fond.

Son nom n’a pourtant jamais fait les manchettes des pages sportives et il n’a pas été en mesure d’accomplir son plus grand rêve, celui de joindre les rangs de l’équipe canadienne.

« Devant moi, il y avait les Pierre Harvey, Jocelyn Vézina, Yves Bilodeau, Alain Masson et Richard Masson. Chaque course que je faisais, je savais qu’il m’était impossible de finir plus haut que six », rappelle-t-il avec le sourire.

Il se lance la conquête du Mont-Blanc avec confiance. Les 85 km à travers les vallons, les sentiers forestiers et les cols impressionnants ne l’effraient pas.

« Ça me fait moins peur qu’un marathon, puisque le terrain est varié. Il y aura beaucoup de montées et plusieurs descentes. À certains endroits, on n’a pas le choix de marcher », dit celui qui s’amuse souvent à grimper et descendre le mont Sainte-Anne.

Le Mont-Blanc — qui surplombe les frontières de l’Italie, de la Suisse et de la France — s’élève à 4807 mètres d’altitude. L’athlète originaire du quartier Neufchâtel ne se prépare pas à l’escalader, mais à le contourner.

« On ne va pas plus haut que 2500 m, mais le total des montées atteint 4500 m. J’ai toujours fait de la compétition, je vise le meilleur temps possible. Je dois être réaliste, je n’ai jamais fait une course dans des conditions aussi difficiles », explique celui qui doit traîner une lumière frontale, une veste contre la pluie, une couverture de survie, une tuque, des gants, une gourde, de la nourriture d’appoint et qui ne part jamais sans sa fusée routière et son sifflet... pour effrayer les ours qu’il peut croiser sur sa route.

Cette fois-ci, il part seul. « Il n’y a personne d’assez malade pour le faire avec moi... Ça ne m’inquiète pas, car j’ai pas mal toujours fait mes affaires tout seul et je vais évaluer si je peux me taper le grand tour dans quelques années. »

Source : cyberpresse.ca