Paradis des cyclistes et randonneurs
Par Rando le samedi, août 25 2007, 07:53 - Randonnées vélo - Lien permanent
Quand on loue un vélo à Belle-Île, en Bretagne, il faut savoir à quoi s'en tenir: les routes de l'île enchaînent les faux plats et les vraies côtes - ou descentes- le territoire s'élevant jusqu'à 71 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle «l'île aux 148 vallons» !
Que les cyclistes peu aguerris se rassurent: quitte à mettre parfois pied à terre, le vélo reste la plus jolie et agréable façon de découvrir Belle-Île, longue de 20 km et large de 9 km, car de nombreux itinéraires et routes secondaires sont réservés aux cyclotouristes.
L'autre option pour les amoureux de nature, c'est la randonnée pédestre
puisqu'on peut faire le tour complet de l'île grâce à ses sentiers
côtiers, longs de 100 km (comptez quatre à cinq jours environ). Au
printemps, lorsque les oiseaux sont en pleine effervescence, que les
moutons paissent tranquillement dans les champs en fleurs et que les
touristes n'ont pas encore débarqué en masse pour envahir les petites
criques, sillonner l'île est un pur bonheur. L'arrière-saison est aussi
idéale pour se laisser prendre par le charme de Belle-Île, posée à 15
km au large de la presqu'île de Quiberon, dans le Morbihan.
Tout
commence par un voyage en traversier de 45 minutes, histoire de faire
le plein d'air salin. On débarque au port du palais où s'élève une
imposante citadelle, renforcée par Vauban au XVIIe siècle. L'histoire
s'impose au visiteur sans qu'il ait besoin de courir après: Belle-Île,
campée sur la façade Atlantique, riche de bonnes terres agricoles et
d'eaux douces, fut longtemps convoitée, souvent envahie et pillée. Elle
tomba sous le joug anglais en 1761 avant de revenir à la France deux
ans plus tard. Sa citadelle fut aussi occupée par l'armée allemande
pendant la Seconde Guerre mondiale, tomba en ruine avant d'être
rachetée par des particuliers qui la retapèrent. Aujourd'hui, elle se
visite et accueille par ailleurs un hôtel luxueux dans ses murs, avec
une vue imprenable sur le palais et l'océan.
L'histoire de
Belle-Île est aussi intimement liée à celle des Acadiens: en 1765, deux
ans après la signature du Traité de Paris, les Acadiens prisonniers en
Angleterre purent rejoindre la France. Beaucoup arrivèrent en Bretagne
et finalement, ce furent 78 familles acadiennes - des Granger,
Thibaudault, Leblanc, Hébert, Trahan et autres Richard - qui
débarquèrent à Belle-Île comme réfugiés, pour repeupler l'île, laissée
presque à l'abandon après le passage des Anglais. Ces familles s'y
installèrent définitivement ou choisirent, une vingtaine d'années plus
tard, de partir pour la Louisiane. Voilà pourquoi, à Belle-Île, il
n'est pas rare de croiser des Acadiens pure laine!
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