Toutefois, ce n'est pas simple pour le néophyte de choisir la bonne école. Comment savoir si le ranch au bout du rang embauche des instructeurs compétents, soigne bien ses bêtes et entretient son équipement de façon sécuritaire? Depuis deux ans, la Fédération équestre du Québec et Québec à cheval ont mis sur pied la certification Équi-Qualité. Sorte de norme ISO de l'équitation, ce programme garantit la qualité des services. Présentement, 80 écuries des quatre coins de la province sont certifiées, mais leur nombre ne cesse de croître.

Au ranch Anne-Marie Lussier, à Saint-Luc, sur la rive-sud de Montréal, le sceau d'Équi-Qualité est affiché bien en vue sur la porte de l'écurie. Ici, des élèves de tout âge sont formés pour devenir des cavaliers accomplis et autonomes.

Or, un bon cavalier traite sa monture aux petits oignons. La première leçon consiste donc en un cours de brossage: des rotations avec celle-ci, des petits coups avec celle-là, de grands mouvements obliques avec cette troisième. Rien de tel pour muscler le triceps! Je le sais: pendant une demi-heure, Sam (un superbe quarter horse cendré) s'est délecté de mes massages énergiques. La bouche ouverte, le poitrail qui tressautait J'aurais été à peine surprise de l'entendre ronronner!

«C'est un moment privilégié pour établir le contact avec notre cheval, pour l'apprivoiser, dit Anne-Marie Lussier. Le cheval doit avoir confiance en son cavalier et vice-versa.»

Après l'installation de la selle western (ça pèse ce truc!), les élèves entrent dans le vif du sujet. Dehors ou dans l'immense manège intérieur, ils peuvent s'entraîner au pas, au trot et au galop. Et «entraîner» est le bon mot. Une heure d'équitation intensive vaut largement une visite au gymnase. Personne ne serait assez fou pour s'éreinter à faire une heure de squats, une heure d'exercices pour les abdominaux et une heure pour muscler ses adducteurs. Les sports équestres offrent pourtant tout ce travail musculaire, avec en prime, un contact privilégié avec l'animal.

Au-delà des bénéfices physiques, l'équitation apporte une foule de bienfaits psychologiques, estime Anne-Marie Lussier. «Ma nièce est hyperactive et éprouve plusieurs problèmes à l'école. Son estime d'elle-même n'était pas très élevée avant qu'elle ne se mette à monter. Aujourd'hui, j'aimerais que ses professeurs voient à quel point elle est concentrée et brillante quand elle est sur son cheval» «L'équitation nous enseigne le respect, l'estime de soi et la compassion, des qualités qui nous suivent bien en dehors de l'écurie», ajoute Marjolaine, une retraitée qui a décidé de se garder jeune avec l'équitation.


Pour les petits


Depuis quelques années, un nouveau type d'école est apparu au Québec pour initier les enfants: les poney-clubs. Importés d'Angleterre, ces cours permettent aux 5 à 9 ans de s'initier graduellement à l'équitation. «Les poneys sont mieux adaptés à la taille des petits, explique Laure Chazerand, de la FEQ. De cette façon, les enfants - et les parents - se sentent plus en sécurité. Le passage au grand cheval se fait ensuite naturellement.»

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