Marrakech-Ouarzazate
200 km - 5 heures

A l'arrivée à Marrakech, petit tour obligé sur la place Jemaa-el-Fna. Les enfants ouvrent de grands yeux devant les charmeurs de serpents et sont surpris par l'animation qui règne dans les souks. Le temps d'avaler une brochette servie avec des crudités sur le stand 81 (une cantine de plein air), et la famille part en quête de la voiture qui permettra de rejoindre Ouarzazate. On repère vite, dans le quartier de la Menara, une des grosses Mercedes jaunes capables de transporter six personnes. Au Maroc, les compteurs n'existent pas : il faut discuter et s'entendre sur le prix avant le départ. En l'occurrence, ce sera 1 000 dirhams. Le départ est fixé à 10 heures le lendemain matin. Hacène, le chauffeur, doit pouvoir effectuer son voyage de retour avant la tombée de la nuit. Deux des enfants montent à l'avant, les autres s'installent à l'arrière. On est un peu serré mais l'ambiance est joyeuse. Les discussions vont bon train. La pause déjeuner au milieu des montagnes de l'Atlas, grandioses, permet de respirer. Pour Hacène, c'est le moment du repos et de la prière.

Ouarzazate-Taroudant
295 km - 4 heures

Ah, ce vent du nord, ces bourrasques de sable, cette poussière qui vole et ces palmiers en furie ! A Ouarzazate, l'arrivée peut se faire dans un climat agité. Au programme : visite de la kasbah de Triourte et des studios de cinéma. Une voiture hélée dans la rue, une rapide négociation avec le chauffeur : 900 dirhams devraient suffire pour rejoindre le lendemain Taroudant.

En allant vers l'ouest, on traverse des paysages arides et désertiques. Peu à peu, les yeux s'habituent à la lumière vive qui se reflète sur la cailasse. On devine les maisons troglodytes et les tentes des bergers. Des barrages de police nous arrêtent parfois et obligent discrètement le chauffeur à distribuer quelques pièces pour avoir l'autorisation de passer.

Taroudant-Essaouira
260 km - 4 heures

Taroudant apparaît comme une respiration luxuriante. Nous savourons pendant deux jours le havre de paix que sont les jardins du Palais Salam, notre hôtel. Un petit tour dans la ville en calèche, avant de se mettre en route pour Essaouira. Cette fois, c'est le concierge de l'hôtel qui nous trouve une voiture. Le prix, 900 dirhams, est annoncé. Pas cher, à condition d'arriver entiers. La conduite est sportive. La route est plate, nous longeons l'océan après Agadir. La nature qui borde l'océan est sauvage, magnifiquement préservée. Nous apercevons les premiers arganiers, où les chèvres perchées dégustent les fruits qui servent à fabriquer l'huile d'argan.

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