Champion au hit-parade, le Mont-Blanc cultive aussi sa légende de sommet mythique, célébrée par les alpinistes du monde entier. Quitte à en payer le prix. Chaque année, quelque 40.000 alpinistes s'attaquent à son ascension (seule la moitié d'entre eux arrivent au sommet). Ils s'y construisent un souvenir pour la vie mais y laissent aussi, du moins pour certains, les traces organiques et plastiques de leur passage. À plus de quatre mille mètres d'altitude, ça fait désordre et ça fait surtout râler le maire de Saint-Gervais, Jean-Jacques Peillex. Normal. Le sommet du Mont-Blanc se situe sur sa commune. "L'été, le refuge du Goûter (point de passage obligé pour une ascension côté français) est saturé, explique-t-il. Certains dorment à même le sol dans le réfectoire et les recalés font du camping sauvage autour du refuge. C'est contraire à la loi, mais on ne peut rien faire, sous prétexte que la montagne est un espace de liberté !"


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