Récit d’une ascension du Mont Blanc
Par Rando le lundi, mars 17 2008, 10:46 - Randonnées glaciaires - Lien permanent
Pendant mes études, j’ai suivi plusieurs lycéens en soutien à domicile. Jena Thomas fut l’un de ceux que j’ai aidé pendant plusieurs années. A 18 ans il se lance un défi : partir à la conquête du Mont Blanc. Fier de son expérience, il me relate ici son aventure.
"Les préparatifs ont commencé un mois avant cette semaine inoubliable : racheter les chaussures, les bâtons, des vêtements...
Puis la montée à Chamonix, point de départ de notre petite excursion autour du toit de l’Europe.
Le 8 juillet 2007, nous partions pour sept jours de marche, 120 km et 5 830 mètres de dénivelé positif.
Nous
avons passé plusieurs cols : col de Balme (frontière entre la Suisse et
la France), col de la Forclaz (pour cause de mauvais temps sinon
c’était la fenêtre d’Arpette), grand col Ferret, (frontière Suisse
Italie), col de la Seigne (frontière Franco-italienne), col du Fours,
col de la Croix, col du Bonhomme ainsi que le col du Tricot au pied du
glacier de Bionnassay dernier col avant de redescendre sur la vallée de
Chamonix, et plusieurs alpages tout au long de notre extraordinaire
semaine.
Le tour de la chaîne du Mont Blanc nous a fait traverser la Suisse,
l’Italie et la France."
Les plus grandes ascensions ? "Le val Ferret Suisse : Le quatrième jour, nous sommes partis de la Fouly à 1 600 mètres d’altitude pour monter au grand col Ferret à 2 574 mètres et ainsi passer en Italie. Le sixième jour, nous sommes montés au col du Fours à 2 900 mètres d’altitude. Ces ascensions sont très éprouvantes physiquement. Les paliers sont à respecter et le mal des montagnes est un risque à prendre."
Pourquoi cette expérience ? "Cette
expérience m’ a permis de me rendre compte de ce que je pouvais faire
et m’a permis de repartir en randonnée un peu plus intensive en
rentrant au club Alpin Français où je peux faire de l’escalade, de la
cascade de glace, du ski, du ski de randonnée, de la randonnée raquette
et, grâce au CAF, j’ai pu rencontrer des gens qui aiment la montagne et
qui font des courses voire même des randonnées comme celle-ci au Népal.
Je suis parti faire ce tour du Mont-Blanc pour m’évader et me prouver à moi même qu’après ces dernière années difficiles, j’étais encore capable de faire de la montagne.
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